
Demande 2 déplacements pour l'avortement par instruments ainsi qu’un suivi par téléphone
Stade de gestation : jusqu'à 20 semaines
Coûts estimés pour les personnes sans régime d’assurance maladie du Québec (RAMQ),
sans assurance privée et qui n’ont pas accès au programme Fédéral de Santé Intérimaire (PFSI)
(programme offert uniquement aux personnes en demande d’asile) : environ 200$
Clinique de planning
Offre des avortements une journée toutes les deux semaines
Accessibilité : toute personne, peu importe son lieu de résidence
Délais d'attente : entre 2 jours et 2 semaines
Clinique de planning
Offre des avortements une journée par semaine
Accessibilité : toute personne, peu importe son lieu de résidence,
mais priorité aux personnes du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie
Délais d’attente : entre 1 jour et 2 semaines
Pour les personnes des autres MRC du BSL, se déplacer soit vers Rivière-du-Loup
418-867-2642 poste 67501 soit vers Rimouski 418 -724-8578
En cas d’ambivalence, des rencontres supplémentaires sont
proposées avec notre intervenante, si désiré.

Avortement par médicaments en télémédecine accessible à toute la population du Québec: https://autonomia.ca/ (service gratuit avec la RAMQ).
Pour les grossesses de plus de 16 semaines, les personnes doivent contacter directement les cliniques de planning de naissance de Rimouski au 418-724-8578 ou de Rivière-du-Loup au 418-867-2642 poste 67501 afin d’avoir plus d’informations et de connaître les possibilités offertes.
Certains organismes, comme quelques centre femmes, le Centre Intégré de Santé et Services Sociaux (CISSS) et la ligne d'accès (1-888-642-2725), ont des offres de transport ou proposent des remboursements aux personnes qui se déplacent pour un avortement
RESSOURCES
Les Centres-Femmes qui font de l’accompagnement en interruption volontaire de grossesse (IVG) :
Centre-femmes de Rimouski : (+1) 418-723-0333
Centre femme de La Mitis : (+1) 418-775-4090 poste 2
Centre-Femmes La Passerelle du Kamouraska : (+1) 418-492-1449
Centre des femmes du Ô Pays : (+1) 418-779-2316
Regroupement des femmes de la région de Matane : (+1) 418-562-6443
Centre Femmes de la Vallée de la Matapédia : (+1) 418-629-3496
Centre-Femmes Catherine-Leblond : (+1) 418-851-3178
Clinique de planning de naissance à Rimouski
contacter la clinique : (+1) 418-724-8578
Clinique de planning de naissance à Rivière-du-loup
Contacter la clinique : (+1) 418 867-2642, poste 67502
Télémedecine
Autres organisations
Centre Intégré de Santé et Services Sociaux CISSS du Bas-Saint-Laurent
Les seuls organismes au Québec qui sont officiellement reconnus par la FQPN comme offrant son soutien dans la perspective du libre-choix sont S.O.S.Grossesse, S.O.S. Grossesse Estrie et Grossesse-Secours.
Action Canada pour la santé & les droits sexuels
service d'information sur l'avortement et offre une ligne d'accès
Téléphone 1-888-642-2725
Texto 613-800-6757
Courriel access@actioncanadashr.org
POUR D’AUTRES QUESTIONS FAITES LE : 811 option 1

L’un des principaux enjeux d’accessibilité à l’avortement au Bas-Saint-Laurent est le transport. Les deux seuls centres offrant ce service se trouvent à Rivière-du-Loup et à Rimouski, obligeant de nombreuses personnes à parcourir de longues distances pour y accéder. Le territoire du Bas-Saint-Laurent s’étend sur une superficie de 22 185 km² et comprend huit MRC.
Par exemple, une personne résidant à Amqui devra parcourir plus de 100 km pour se rendre à Rimouski afin d’obtenir un avortement. De plus, les démarches préalables à l’intervention nécessitent souvent plusieurs déplacements. Pour les personnes qui doivent se déplacer à plusieurs reprises vers les grands centres, le coût de l’essence peut être un obstacle si la personne possède un véhicule, tout comme le prix des billets d’autobus pour les autres qui dépendent du transport en commun. S’ajoute à cela la nécessité de s’absenter du travail, ce qui peut engendrer des pertes financières. Tous ces facteurs constituent des freins importants à l’accès à l’avortement, particulièrement pour les personnes en situation de précarité financière, migratoire ou d’emploi.
Le coûts selon le statut migratoire et l'assurance maladie.
Au Québec, l’avortement est généralement gratuit, car il est couvert par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).
Pour les personnes qui ne sont pas admissibles à la RAMQ, un programme nommé Programme Fédéral de Santé Intérimaire (PFSI) couvre les frais liés à l’intervention. Toutefois, dans certains cas précis, une personne peut ne pas être admissible ni à la RAMQ ni au PFSI. Dans ces situations, le coût d’un avortement varie entre 500 $ et 10 000 $, selon la clinique ou l’établissement, et le nombre de semaines de grossesse. Des alternatives existent pour les personnes qui n’ont pas les fonds nécessaires. Pour en savoir plus, vous pouvez contacter la Fédération du Québec pour le Planning des Naissances (FQPN) au (+1) 514-866-3721.
Site de la FQPN
Violences gynécologiques et obstétricales
Vivre un avortement peut engendrer toutes sortes d’émotions. C’est dans ces contextes que plusieurs personnes peuvent être à risque de vivre des violences obstétricales et gynécologiques.
Mais qu’est-ce qu’une violence obstétricale ou gynécologique (VOG) ?
‘’Les VOG sont des violences systémiques et genrées qui sont en lien avec la santé reproductive et sexuelle. Elles prennent forme dans un contexte de suivi gynécologique ou obstétrical. Elles peuvent être vécues lors d’un accouchement, d’une fausse couche, d’un avortement aussi bien que lors d’un simple rendez-vous gynécologique, d’une échographie ou d’une mammographie.
Les personnes vivant à l’intersection de plusieurs systèmes d’oppressions tels que les femmes racisées, excisées, autochtones, en situation de handicap, lesbiennes, bisexuelles, les personnes intersexes et les personnes trans et non-binaires sont encore plus à risque de subir cette violence.
L’existence des VOG prend racine dans un système patriarcal qui méprise les corps des femmes et les corps non conformes. Ces violences sont également issues d’un système de santé défaillant qui valorise la performance au détriment de l’écoute des personnes. Dans un tel système, les patient·es ne sont pas aux centres des soins.’’

Les personnes trans et non binaires peuvent également vivre des avortements. Cependant, il est difficile d’obtenir des données précises sur ces situations, car plusieurs d’entre elles préfèrent ne pas divulguer leur identité de genre aux professionnel·les de la santé, par crainte de subir des violences ou de la discrimination.
Il est essentiel de comprendre le contexte de vulnérabilité dans lequel ces personnes se trouvent lorsqu’elles accèdent aux soins de santé. Plusieurs d’entre elles font face à des obstacles tels que :
- Le mégenrage systématique (Le mégenrage est l’action de désigner une personne par un genre qui ne correspond pas à son identité de genre. Il peut être volontaire ou involontaire) ;
- Morinommer est le fait d’utiliser le prénom assigné à la naissance d’une personne transgenre qui n’est plus utilisé par celle-ci ;
- Des soins pouvant provoquer une dysphorie de genre ;
- Un risque accru de transphobie, voire un refus de soins ;
- Méconnaissance de la part des agents de santé des personnes trans et non binaires.
À l’intersection de multiples oppressions, les personnes trans et non binaires sont plus susceptibles de vivre des violences physiques et psychologiques lors de leurs démarches pour obtenir des services de santé.
Le système de santé québécois souffre d’un important manque de sensibilisation aux réalités trans. Ce problème est aggravé par le sous-financement des organismes de soutien aux personnes de la diversité sexuelle et de genre ainsi que par l’absence de concertation sur leurs enjeux. Ces lacunes contribuent à invisibiliser leurs réalités dans la formation du personnel soignant.
Pour plus d’information, voici un guide de services d’avortement adaptés aux réalités trans : https://api.fqpn.qc.ca/wp-content/uploads/2021/01/FQPN-Manual-FR-PRESS-oui.pdf
- Discussions intrusives à éviter avant IVG pour les professionnel.les de la santé et intervenant.es
- Questions personnelles, souvent jugées inappropriées. Ne pas juger une personne en fonction de son timbre vocal. Se justifier pour avoir accès aux services en divulguant des renseignements sur ses organes génitaux.
- Manque de formation sur l'accompagnement bienveillant. Dans le domaine médico-social et plus précisément dans l’accompagnement de personnes, la bienveillance englobe un ensemble de valeurs, d’attitudes et de pratiques visant à garantir le respect, la dignité et le bien-être des personnes qui sont prises en charge.










