La Table de concertation vient de produire un Avis sur les femmes et la pauvreté au Bas-Saint-Laurent. C'est un portrait qualitatif de la réalité vécue par les femmes qui vivent en situation de pauvreté au Bas-Saint-Laurent. Le deuxième document est un portrait statistique régional préparé par le Centre de Recherches Sociales Appliquées (CRSA).
Avis femmes et pauvreté
Portrait régional - CRSA

La marche des femmes se poursuit

Nous nous souviendrons longtemps du rassemblement de clôture de la Marche mondiale des femmes, le 17 octobre dernier. Parce qu’il avait lieu dans notre région, à Rimouski, mais aussi et surtout parce que 10,000 personnes de toutes les régions du Québec et de tous les milieux se sont rassemblées en appui aux revendications et pour combattre le vent de droite qui fait reculer le droit des femmes à l’égalité.

« Les marcheuses sont profondément indignées devant le manque d’intérêt des gouvernements canadien et québécois pour les idées et propositions qu’elles portent. Que ce soit clair, avec le ressac antiféministe et les publicités sexistes, l’écart grandissant entre riches et pauvres, la place croissante du privé et de la tarification dans les services publics, la place faite à la militarisation dans notre société, la discrimination envers les femmes autochtones et le fait que plusieurs femmes n’ont pas encore bénéficié des gains du mouvement féministe, nous avons la ferme intention de poursuivre nos actions. La fin de la semaine d’actions de la Marche mondiale des femmes n’est pas la fin de la lutte. », a conclu Alexa Conradi, porte-parole de la Marche mondiale des femmes et présidente de la Fédération des Femmes du Québec.

Nous pouvons nous réjouir de 3 gains importants quant à nos revendications :

-        Le Canada a finalement appuyé officiellement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

-        Le gouvernement du Québec envisage d’introduire des séances d’éducation sexuelle obligatoires au primaire et au secondaire durant l’année scolaire.

-        Le gouvernement du Québec a renoncé à mettre en place une tarification pour l’utilisation des services en santé. Il maintient cependant sa « taxe  santé » qui coûtera 200$ par personne, peu importe son revenu.

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche

Depuis l’an 2000, le mouvement des femmes du Québec a mondialisé sa solidarité et ses luttes. C’est maintenant un mouvement planétaire. Quoique nous ayons fait de grands pas depuis les 50 dernières années, bien du chemin reste à parcourir et nous ne sommes pas à l’abri de reculs, où que nous soyons dans le monde.

Toujours en action pour le respect de nos droits : le thème du 8 mars de cette année 2011 nous incitait à poursuivre notre mobilisation parce que rien n’est acquis de façon définitive dans une société qui aime bien laisser croire que l’égalité est atteinte.

Et quand on regarde le courage des peuples et des femmes de l’Égypte, de la Tunisie, de la Lybie qui descendent dans la rue pour réclamer une plus grande justice,  nous sommes fières d’appartenir à ce mouvement de solidarité. Appuyons-les afin qu’elles puissent continuer à occuper toute la place qui leur revient dans la redéfinition de leurs pays.

Fière de son implication dans l’organisation de la Marche mondiale des femmes,  la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-St-Laurent poursuit ses actions pour l’amélioration des conditions de vie des femmes, et s’associe au Mouvement mondial des femmes vers l’atteinte d’une égalité de fait pour toutes.



Marche mondiale des femmes 2010

photos: Hubert Blais


Bilan de la Marche mondiale des femmes à Rimouski 

Le rassemblement national de la Marche mondiale des femmes 2010, qui a eu lieu le 17 octobre dernier à Rimouski, a été un événement unique et marquant, puisqu’il était le premier de cette envergure hors des grands centres dans l’histoire du Québec. Les travailleuses et les membres de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent, ont assuré avec brio l’organisation de ce grand événement,et elles éprouvent une grande satisfaction devant la mobilisation et la participation de toutes les régions du Québec. Cependant, elles sont déçues des réponses des gouvernements.

Ce sont 10,000 personnes, femmes, hommes et enfants qui ont marché afin d’ouvrir des débats de société : sur le rôle du privé et de la tarification dans le système de santé, sur la lutte à la pauvreté et l’augmentation des frais de scolarité, sur les effets nocifs des publicités sexistes et la nécessité de revenir à des cours d’éducation sexuelle à l’école, sur la militarisation, le recrutement militaire et la guerre en Afghanistan, sur la défense du droit des femmes au libre choix en matière d’avortement et l’attitude du gouvernement canadien à propos de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Nos gouvernements doivent donner des réponses sérieuses à toutes ces questions.

Le rassemblement dans le Bas Saint-Laurent faisait écho au rassemblement international de la Marche mondiale des femmes qui avait eu lieu simultanément à Bukavu, en République démocratique du Congo, où plus de 2000 femmes d’Afrique, des Amériques, d’Europe et d’Asie se sont réunies pour dénoncer et mettre en lumière les effets des guerres et de la militarisation sur les femmes. Deux déléguées de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes y sont présentement.

Nous tenons à remercier toutes les femmes, les hommes et les familles qui se sont déplacés de tout le Bas Saint-Laurent et de toutes les autres régions du Québec pour marcher, le dimanche 17 octobre, vers une société juste, égalitaire, pacifique, libre et solidaire.

Un événement comme celui-là n’aurait pu être possible sans la collaboration de nombreux bénévoles, de nos porte-parole, des institutions scolaires, des commanditaires, des artistes, autant de personnes qui ont mis la main à la pâte pour appuyer le travail des responsables de secteurs et des travailleuses de la Table pour l’organisation du Rassemblement. Un grand merci à toutes ces personnes.
 
Suzanne Tremblay, coordonnatrice régionale de la Marche mondiale des femmes 2010







Les revendications des femmes québécoises:

Champ d’action « Travail des femmes : Autonomie économique des femmes »

  • Nous revendiquons l’accès à un travail décent par la hausse substantielle du salaire minimum et des conditions de vie décentes pour toutes les personnes à l’aide sociale.

Champ d’action « Bien commun et accès aux ressources »

  • Nous revendiquons la fin de la privatisation des services publics et du bien commun – santé, éducation, eau, énergie éolienne – et nous nous opposons à toute augmentation des tarifs de ces services.

 Champ d’action « Violence envers les femmes »

  • Nous revendiquons que le gouvernement du Québec mette en place des mesures concrètes pour prévenir et lutter contre les violences envers les femmes, notamment l’hypersexualisation et la marchandisation du corps des femmes, en commençant par :
    • légiférer en matière de pratique publicitaire;
    • mettre en place des cours spécifiques d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires, non sexistes et non hétérosexiste. 
  • Nous revendiquons que le gouvernement du Canada garantisse le droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d’avortement gratuits offerts par les réseaux publics et communautaires et le développement de nouveaux services publics dans les zones peu desservies.

Champ d’action « Paix et démilitarisation »

  • Nous revendiquons que le gouvernement du québécois interdise le recrutement militaire dans tous les établissements d’enseignement du Québec.
  • Nous revendiquons que le gouvernement du Canada retire immédiatement ses troupes de l’Afghanistan.

Champ d’action « Revendication des femmes autochtones »

  • Que le Canada signe la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et mette en œuvre les droits qui y sont contenus avec une attention particulière sur les droits des femmes et des enfants autochtones.


Suivez de près les actions de la marche mondiale des femmes en 2010! Les contingents de marcheuses provenant des quatre coins du Québec se donnent rendez-vous à Rimouski pour l'activité du 17 octobre 2010. Nous avons une section spéciale sur cet événement à l'accueil.






 

FEMMES, PAUVRETÉ ET VIOLENCE

La Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent participe activement aux activités de la Marche Mondiale des Femmes, comme membre de la Coordination du Québec pour la Marche mondiale des femmes. Nous avons un comité régional, la coordination régionale des suites de la Marche, formé de 10 femmes provenant de tout le territoire du Bas Saint-Laurent. Ce comité est actif depuis 1998, où nous préparions les activités de la Marche mondiale des femmes de l'an 2000.

La neige brûle!

Le 26 janvier 2008, la neige brûle au Bas Saint-Laurent ! La Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent et la Coordination régionale de la Marche mondiale des femmes ont lancé, le 26 janvier 2008, journée mondiale de mobilisation et d’action, une campagne pour l’autonomie économique des femmes Sortir de la pauvreté : un choix de société !

La pauvreté des femmes et leur manque d’autonomie économique découlent de décisions politiques et économiques que nous effectuons chaque jour en tant que société. L’élimination de la pauvreté des femmes n’est pas une question de charité mais bien une question de droits des femmes et de droits humains, c'est aussi une question de choix de société !

Les membres de la Table de concertation ont lancé une pétition réclamant au gouvernement Charest:

·       L'augmentation du salaire minimum à 10.16$ l'heure permettant à toute personne travaillant à temps plein un revenu annuel équivalent au seuil de faible revenu;

·       La pleine indexation des prestations d'aide sociale et la gratuité des médicaments pour toutes les personnes dont les revenus sont inférieurs à 12 000$ par année;

·       Que la totalité des pensions alimentaires versées aux enfants ne soit plus soustraite des prestations d'aide sociale et des prêts et bourses;

·       L'amélioration globale du Régime des rentes du Québec;

·       La gratuité scolaire à tous les niveaux;

·       L’augmentation des seuils d’admissibilité à l’aide juridique qui permettent à toute personne travaillant au salaire minimum ou ayant un revenu équivalent, de bénéficier des services gratuits de l’aide juridique.

Les signatures recueillies (près de 2 500) ont été remises au Premier Ministre du Québec, le 4 juin 2008 par le député de Matane, Pascal Bérubé.  Il est plus que temps que l’État québécois sorte de son inertie en matière de lutte à la pauvreté !


Les activités de 2005:

Les activités à venir:

 
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