Entretien avec madame Sylvie Vignet, conseillère municipale à Rivière-du-Loup

Cette semaine, j’ai eu l’immense plaisir de m’entretenir avec madame Sylvie Vignet et je vous invite à lire ce texte qui vous fera mieux connaître cette femme profondément engagée dans sa Ville.

  1. Combien de mandats avez-vous fait comme conseillère municipale ?

J’en suis à mon troisième mandat comme conseillère municipale.

  1. Qu’est-ce qui vous a incitée à vous présenter en politique municipale ?

Impliquée dans plusieurs organismes et comités, j’étais rendue à aller plus loin dans mon investissement. Je voulais changer des choses, être partie prenante de ma Ville dans les prochaines années. Madame Denise Lévesque, qui a été mairesse, m’en avait parlé.

  1. Avez-vous été élue par acclamation ou vous avez fait campagne ?

J’ai fait campagne lors de mes deux premiers mandats et j’ai été élue par acclamation au troisième. J’ai une préférence pour faire campagne. La première fois, si personne ne s’était présenté contre moi, j’aurais douté qu’on m’ait choisie pour qui j’étais. Pour le troisième mandat, j’étais connue et je me suis dit que si les gens n’y allaient pas, c’est parce qu’ils ne pensaient pas remporter l’élection. Les commentaires pouvaient me confirmer qu’on voulait que je sois là,  que je « faisais la job ».  C’était comme une  récompense.

  1. Quels objectifs poursuiviez-vous en vous présentant au conseil municipal ?

Au début, il y avait des commentaires un peu négatifs de la part de citoyens et de citoyennes. Je voulais changer les choses. J’ai encore comme objectif de faire en sorte que les gens soient accompagnés quand ils rencontrent un problème. Une Ville, c’est une entreprise de services, c’est son rôle auprès de sa population. Je me fais un point d’honneur à effectuer les suivis.

  1. Une fois élue, est-ce que vos attentes se sont réalisées ?

Plusieurs oui, mais il en reste à réaliser. C’est difficile de faire changer les choses. Il faut de la ténacité pour que les choses bougent.

6.       Comment avez-vous vécu votre premier mandat ? Et les mandats suivants ?

Les mandats sont teintés des événements qui surviennent durant le mandat en cours ! Le premier en était un d’apprentissage. Ce n’est pas trop quatre ans pour comprendre les termes utilisés, le fonctionnement, l’administration, les dossiers … Un de mes défis  au premier mandat, c’était de ramener l’éclairage pour la Croix à St-Ludger, avec l’emploi  d’une nouvelle technologie (en 2008). J’ai aussi intégré le conseil d’administration de Ville et village en santé. Le deuxième mandat, c’était celui de l’intégration de la S.Q. On avait notre police municipale depuis 125 ans. Le combat de ce mandat, c’était d’obtenir une consultation publique. La population a parfois besoin d’être consultée sur les décisions qu’on prend. Je peux dire que j’ai été reconnue par les citoyennes et les citoyens pour mes interventions dans ce dossier. Le troisième mandat, c’est celui du développement économique. Le plan d’urbanisme est rigoureux et ne laisse pas beaucoup de place aux changements. L’engagement d’un directeur économique fait partie de cette démarche.

  1. Pensez-vous vous représenter aux élections municipales de 2017 ?

Je veux poursuivre, c’est sûr, mais j’ai une bonne réflexion à faire : vais-je entreprendre un quatrième mandat comme conseillère ? Suis-je prête pour la mairie ? J’ai une belle reconnaissance de la population, mais plusieurs éléments pèsent dans la balance, ça implique également que je devrais quitter mon emploi … Je suis partagée entre ma tête et mon cœur … La réflexion suit son cours.

  1. Nommez les points positifs qui qualifieraient votre mandat.

En tant que politicienne, je voulais être honnête, à l’écoute, au service des citoyens et citoyennes de mon quartier et de ma ville : leurs préoccupations m’intéressent. Et de cela je suis fière.

  1. Nommez les points difficiles qui qualifieraient votre mandat.

Nous sommes sept personnes différentes autour de la table qui veulent toutes défendre leurs dossiers. Il y a des affrontements, mais je ne me laisse pas faire, je défends mes positions. Les visages ont varié avec les années et le plus beau conseil, à mon sens, c’est celui que nous avons présentement. C’est un conseil fort qui a tout ce qu’il faut pour faire avancer les choses.

10.    Quels moyens avez-vous pris pour résoudre les points difficiles ?

Les hommes en politique ont leurs réseaux où ils discutent, mais les femmes ne fonctionnent pas comme ça. J’ai tenu mon bout. Il faut mettre le pied à terre !

  1. Complétez la phrase : «  être une femme en politique municipale … »

… c’est de représenter 50% de la population, même si je suis la seule représentante féminine autour de la table.

  1. Comment présenterez-vous  l’engagement en politique municipale à une éventuelle relève ?

À une femme qui veut s’impliquer, je dirais que c’est beaucoup d’heures, mais que c’est passionnant. C’est stimulant parce qu’on touche à beaucoup de domaines. C’est sûrement plus dur pour la jeune génération qui recherche une qualité de vie et du temps passé en famille Il y a alors des choix à faire. Ça demande aussi de ne pas être trop sensible à la critique. Il faut être capable de vivre avec les opinions dans les médias et ailleurs. Qu’on soit un homme ou une femme, on a de la misère avec ça. Avec le temps, on y arrive.

  1. Quelles sont vos principales stratégies pour présenter et faire accepter vos idées ?

Il faut que tu prépares ton dossier pour pouvoir le présenter en étant informée, en ayant beaucoup d’éléments, de façon à avoir une crédibilité vis-à-vis de tes collègues. La franchise et le lien de confiance sont très importants.

  1. Quel bilan faites-vous actuellement de votre expérience comme conseillère ?

Je suis fière de tous les projets que j’ai réalisés. J’ai fait changer et avancer les choses et les derniers points qui restent encore à changer sont à suivre compte tenu des règlements et des contraintes.

  1. Quel trait de votre personnalité vous a davantage servi durant votre mandat ?

L’intégrité, la franchise et l’ouverture. Quand je réponds à quelqu’un, ma réponse ne changera pas en chemin. Les gens le savent et peuvent se fier là-dessus.

  1. Qu’est-ce que votre rôle vous a permis de développer et qui vous sert maintenant dans votre vie de tous les jours ?

Réfléchir avant de parler, garder mon calme  et analyser les situations. J’étais portée à juger sans avoir tous les éléments en main. Maintenant, je ne juge pas, je prends des informations. Cet acquis me sert aussi dans mon travail : je prends le temps d’analyser. Je me fais une carapace, cela m’aide à être moins émotive. Avec les années, je suis devenue plus en contrôle, plus posée, réfléchie. Je creuse les choses.

  1. Qu’aimeriez-vous qu’on dise de vous après votre départ ?

« Madame Vignet, quand elle parle, c’est une « vraie »». Je veux que les gens sachent que je suis une personne vraie, peu importe la nouvelle que j’ai à annoncer.

  1. Avez-vous d’autres ambitions concernant votre implication politique ?

Je pourrais être mairesse. Au provincial et au fédéral, je vois ça inaccessible. J’aime la proximité. Au municipal, le contact avec les citoyens et les citoyennes, ça me nourrit.

  1. Qu’est-ce qui devrait changer pour que davantage de femmes se présentent en politique municipale ?

Je considère que ça change. Il y a beaucoup de moyens mis de l’avant : par le Groupe Femmes Politique et Démocratie par exemple. C’est souvent la femme qui se bloque, qui ne se sent pas assez sûre d’elle. Elle peut avoir de la misère à entendre les critiques. Elle peut trouver ça dur un monde d’hommes parce qu’elle n’est pas habituée. Il faut « faire la job », se dédier à ses citoyens et ses citoyennes. Je crois que la flexibilité est là mais il faut s’affirmer, dire nos besoins. C’est une question de choix.

  1. Qu’est-ce que la Table de concertation des groupes de femmes du BSL pourrait faire pour mieux préparer les candidates à ce qui les attend ? Pour mieux outiller les nouvelles élues ? Pour mieux les soutenir dans leur implication ?

Si la personne n’est pas prête à relever le défi, n’importe quel outil ne sera pas utile.   Les formations peuvent aider : il faut être capable de poser des questions, de dire « non » et d’argumenter parce qu’il y a toujours de la confrontation. Savoir négocier, savoir parler en public, savoir qu’elle est capable. Les témoignages de d’autres élues peuvent aussi donner un coup de pouce.

Votre message en terminant

C’est malheureux qu’il n’y ait pas plus de femmes en politique municipale. Elles amènent un volet complémentaire aux hommes, une sensibilité, de l’écoute. Leur perception est différente, leur vision des événements également. Il en faut plus dans nos conseils ! Nos municipalités sont gagnantes avec la parité, cela amène une perspective totalement différente. J’invite les femmes à se dire qu’elles ont toutes les possibilités de faire avancer leur Ville. La femme a une crédibilité au départ, il faut juste qu’elle ose. Les gens font confiance aux femmes, en leur minutie. Une femme, dans le quotidien, ça sait gérer  un portefeuille, pourquoi pas dans une Ville ?

Mon souhait c’est que les femmes se lèvent debout et se  disent qu’elles sont capables de se faire respecter dans ce qu’elles veulent changer.

 

Merci madame Vignet. Vous êtes une VRAIE élue d’expérience ! Bonne continuité !

 

Lucie Brault, agente de développement

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 Entretien avec madame Cécilia Michaud, conseillère municipale à Rimouski


Cette semaine, j’ai eu l’immense plaisir de m’entretenir avec madame Cécilia Michaud et je vous invite à lire ce texte qui vous fera mieux connaître cette femme aussi motivée que motivante.

  1. Combien de mandats avez-vous fait comme conseillère municipale ?

C’est mon premier mandat comme élue municipale.

  1. Qu’est-ce qui vous a incitée à vous présenter en politique municipale ?

J’étais déjà impliquée dans mon district et je voulais rééquilibrer les injustices sociales que je constatais. Je voulais que ce soit équitable entre les districts.

  1. Avez-vous été élue par acclamation ou vous avez fait campagne ?

J’ai fait campagne deux fois : en 2009 et en 2013. Je trouve néanmoins le porte-à-porte très intense et je regrette de ne pouvoir rejoindre tout le monde malgré de grands efforts.

  1. Quels objectifs poursuiviez-vous en vous présentant au conseil municipal ?

Une recherche d’équité.

  1. Une fois élue, est-ce que vos attentes se sont réalisées ?

Après trois ans au conseil, je constate une avancée et je me réjouis : bibliothèque gratuite sans distinction de district, abolition de l’excédent de permis de rénovation dans un secteur patrimonial …

  1. Pensez-vous vous représenter aux élections municipales de 2017 ?

Oui, bien sûr. Il y a des projets qui commencent à se concrétiser et je veux poursuivre leur réalisation. Je veux être là pour l’aboutissement du travail commencé dans mon premier mandat.

  1. Qu’est-ce qui pourrait vous faire changer d’idée ?

Uniquement des circonstances incontrôlables comme la maladie, un changement de carrière prometteur …

  1. Nommez les points positifs qui qualifieraient votre mandat.

La satisfaction d’avoir réalisé des choses qui profitent aux citoyennes et aux citoyens.

  1. Nommez les points difficiles qui qualifieraient votre mandat.

J’aimerais avoir plus de temps ! Il y a tellement à faire ! Je sais aussi que peu importe la décision qu’on prend, on ne réussira pas à rallier tout le monde, il y en a qu’on va décevoir … Je trouve également difficile le fait que les comités sur lesquels je siège dépendent de subventions, de ressources financières versées et cela limite les choix qu’on peut prendre.

  1. Complétez la phrase : «  être une femme en politique municipale … »

… ça demande de la volonté. » Je voudrais voir l’équilibre entre les femmes et les hommes impliqués. On travaille tous et toutes différemment. Je voudrais voir quelle serait vraiment la différence s’il y avait plus de femmes, si on était en nombre égal. Mais ce n’est pas tant au conseil qu’on sent la différence, là, on est choyées ! C’est plutôt en dehors parce que les contraintes familiales reposent encore trop souvent sur les femmes. Les hommes ont en général plus de temps à consacrer à leurs dossiers. En tant que femme, on a souvent toute une gestion familiale à régler avant de pouvoir lire nos dossiers ! Je dirais que si tu es « une madame Spic and Span », ne viens pas en politique !

  1. Comment présenterez-vous  l’engagement en politique municipale à une éventuelle relève ?

Même si je compte bien poursuivre mon engagement, assurer la relève, c’est déjà présent dans ma tête. J’irais vers une personne qui s’implique déjà dans la municipalité. Une personne innovatrice, avec de l’ouverture. Je lui dresserais un portrait réaliste du poste en décrivant les différents dossiers, en parlant des comités existants.

  1. Quelles sont vos principales stratégies pour présenter et faire accepter vos idées ?

Chaque dossier nécessite une stratégie différente. Avant la présentation, je me renseigne, je me documente, je vérifie si j’ai des alliés.

  1. Quel bilan faites-vous actuellement de votre expérience comme conseillère ?

Je suis contente, c’est une belle expérience, une bonne école. Si j’avais 25 ans, je retournerais aux études comme architecte, gestionnaire …tellement c’est un monde fascinant.

  1. Quel trait de votre personnalité vous a davantage servi durant votre mandat ?

Je me présente facilement, j’ai une facilité d’approche auprès des gens. J’ai d’ailleurs rencontré des gens que je n’aurais jamais rencontrés autrement.

  1. Qu’est-ce que votre rôle vous a permis de développer et qui vous sert maintenant dans votre vie de tous les jours ?

J’ai développé de nouvelles façons de m’exprimer  pour mieux me faire comprendre par toutes sortes de personnes. Je n’ai pas peur de revenir sur quelque chose, d’ajuster mon tir et c’est apprécié par mes collègues.

  1. Qu’aimeriez-vous qu’on dise de vous après votre départ ?

« Elle a su comprendre nos différents besoins et rétablir une certaine équité. »

  1. Avez-vous d’autres ambitions concernant votre implication politique ?

J’ai déjà imaginé devenir mairesse, mais je ne suis pas certaine de le faire. Chose certaine, je n’irai pas en politique provinciale ou fédérale. Mais je me vois bien faire partie d’un pallier administratif avec prises de décisions et exercer une certaine influence, peut-être à l’U.M.Q. par exemple.

  1. Qu’est-ce qui devrait changer pour que davantage de femmes se présentent en politique municipale ?

Il faudrait que les femmes elles-mêmes se fassent davantage confiance, qu’elles osent se lancer.

  1. Qu’est-ce que la Table de concertation des groupes de femmes du BSL pourrait faire pour mieux préparer les candidates à ce qui les attend ? Pour mieux outiller les nouvelles élues ? Pour mieux les soutenir dans leur implication ?

D’abord, que la Table soit mieux subventionnée, qu’elle puisse compter sur un financement stable pour continuer à soutenir les femmes. Il faut trouver des moyens efficaces pour rejoindre les femmes, leur offrir des formations, dont certaines accessibles sur Internet. Il faut aussi appuyer les comités Femmes et Ville qui sont une bonne école. Personnellement, c’est le comité Femmes et Ville de Rimouski qui m’a amenée à la politique municipale et je ne suis pas la seule qui a pris cette voie à Rimouski. J’étais loin  de me douter que les formations offertes me donneraient confiance en moi et l’élan nécessaire pour me présenter. J’ai aimé participer à l’École Femmes et Démocratie du GFPD qui s’étendait sur plusieurs jours et faisait le tour de tout ce qu’il faut savoir pour se présenter, de même participer à tous les Rassemblements du Réseau de solidarité municipale du BSL qui permettent le ressourcement et le réseautage.   

20.               Votre message en terminant

Je veux poursuivre en politique municipale parce que j’ai des convictions, je veux franchir les défis. Il faut savoir attendre ! Le changement, ça se tricote lentement, mais quand ça va arriver, ça va être beau !

 

Merci madame Michaud. Vous êtes aussi motivée que motivante ! Bonne route !

 

Lucie Brault, agente de développement

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entretien avec madame Danielle Marcoux,  mairesse de Sayabec

Cette semaine, j’ai eu l’immense plaisir de m’entretenir avec madame Danielle Marcoux et je vous invite à lire ce texte qui vous fera mieux connaître cette femme particulièrement inspirante.


 
  1. Combien de mandats avez-vous fait comme conseillère municipale ou comme mairesse ?

J’ai été conseillère pendant 10 mois et j’aurai été mairesse pendant 12 ans (2005-2017)

  1. Qu’est-ce qui vous avait incitée à vous présenter en politique municipale ?

C’est le hasard. À la suite de la démission d’un membre du conseil, une amie conseillère a approché mon mari et il a répondu : « Pourquoi pas toi, Danielle ? ». À la suite d’une autre démission, le conseil m’a désignée mairesse trois mois avant les élections. Cela m’a juste donné le temps de réaliser que j’avais le goût de poursuivre.

  1. Avez-vous été élue par acclamation ou vous avez fait campagne ?
Je n’ai jamais eu besoin de faire campagne.
  1. Quels objectifs poursuiviez-vous en vous présentant au conseil municipal ?

Je ne connaissais rien en politique, mais au plan social, je me débrouillais bien. J’ai voulu être présente dans le milieu et remettre Sayabec « sur la map ».

  1. Une fois élue, est-ce que vos attentes se sont réalisées ?

Oui, j’ai veillé à mettre en évidence ce qui avait été réalisé dans la municipalité.

  1. Comment avez-vous vécu votre premier mandat ? Et les mandats suivants ?

Quand on commence, il y a tout l’apprentissage à faire pour bien connaître son rôle. J’ai été bien supportée par de belles équipes de travail tant au conseil qu’à la direction et j’ai pu aller plus loin dans le dépassement. J’ai voulu instaurer le respect autour de la table du conseil et avec les citoyens et les citoyennes.

  1. Pensez-vous vous représenter aux élections municipales de 2017 ?

Non. En 2013, je me suis dit que c’était mon dernier mandat. J’ai des petits-enfants dont je veux profiter et ma mère habite avec nous à la maison.

  1. Qu’est-ce qui pourrait vous faire changer d’idée ?

Je ne changerai pas d’idée : « Il faut savoir arriver et il faut savoir s’en aller »

  1. Quelles différences percevez-vous entre votre premier mandat et où vous en êtes maintenant ?

J’ai acquis de l’assurance et je suis fière de ma municipalité. On en apprend tout le temps si on sait rester alerte et vigilante.

  1. Nommez les points positifs qui qualifieraient vos mandats.

Ce dont je suis le plus fière, c’est d’avoir su instaurer le respect.

  1. Nommez les points difficiles qui qualifieraient vos mandats.

Ce qui s’est avéré difficile, c’est de prendre de grosses décisions qui nécessitent de l’investissement.

  1. Quels moyens avez-vous pris pour résoudre les points difficiles ?

Par exemple, ce qui concerne la mise aux normes de l’eau potable.  C’est long ! La municipalité travaille sur ce dossier depuis 2001. Il faut prendre le dossier par la main et l’amener à bon port. De même en ce qui concerne les routes secondaires : il faut prendre le train quand il passe. Il faut informer la population adéquatement et aller de l’avant. Il faut toujours avoir en tête le bien-être de l’ensemble de la population.

  1. Complétez la phrase : «  être une femme en politique municipale … »

… c’est savoir prendre sa place dans un monde d’hommes.

  1. Commencez-vous à penser à assurer votre relève ?

Il y a des personnes qui se montrent intéressées. Si ce n’est pas une mairesse qui est élue, il faut au moins qu’il y ait plus d’une femme autour de la table du conseil.

  1. Comment leur présenterez-vous  la chose ?

Nous avons fait un bon travail de structure et préparé une feuille de route pour faciliter la continuité.

  1. Quelles sont vos principales stratégies pour présenter et faire accepter vos idées ?

Je travaille toujours en équipe pour être bien alimentée.

  1. Quel trait de votre personnalité vous a davantage servi durant vos mandats ?

Je dirais mon calme et mon écoute. Je travaille avec mon cœur. Quand j’ai remporté le Prix « Femme de mérite » en 2013 à Québec, le commentaire qui m’a le plus frappée est celui de madame Agnès Maltais : « Enfin, tu l’as ! ». Quelle récompense !

  1. Qu’est-ce que votre rôle vous a permis de développer et qui vous sert maintenant dans votre vie de tous les jours ?

De la confiance en moi et de savoir écouter ma voix intérieure.

  1. Qu’aimeriez-vous qu’on dise de vous après votre départ ?

Que j’ai toujours fait mon possible et que nous avons su investir aux bons endroits aux bons moments.

  1. Avez-vous d’autres ambitions concernant votre implication politique ?

Non. Je vais accrocher mon chapeau et commencer par prendre du recul. Ensuite, je verrai ce que je vais faire.

  1. Qu’est-ce qui devrait changer pour que davantage de femmes se présentent en politique municipale ?

Il faut les approcher directement et les encourager à se faire confiance, à oser. S’attaquer aux préjugés qui ont toujours cours sur la place des femmes. Pouvoir concilier le travail et la famille est essentiel. Personnellement, je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait sans le support de ma famille et surtout de mon conjoint.

  1. Qu’est-ce que la Table de concertation des groupes de femmes du BSL pourrait faire pour mieux préparer les candidates à ce qui les attend ? Pour mieux outiller les nouvelles élues ? Pour mieux les soutenir dans leur implication ?

La Table a investi beaucoup de temps pour encourager les femmes dans toutes les étapes de leur implication. Sayabec a remporté la première édition du Prix Municipalité équitable organisé par la Table et cette reconnaissance nous a fait connaître et nous a fait faire des prises de conscience. Nous avons aussi adopté la première politique d’égalité municipale au BSL et nous essayons toujours de correspondre à cet engagement que nous avons pris.

Je termine avec une anecdote :

Dernièrement, nous avons fait laminer le texte de notre mission. Lorsque le conseil a eu le produit final en mains, nous avons soudainement remarqué qu’on ne s’adressait qu’aux citoyens !!! C’était inadmissible ! Nous l’avons fait refaire en mentionnant : « citoyennes et citoyens ». Il le fallait !

 

Merci madame Marcoux ! Cet entretien a été particulièrement riche et intéressant. Sa lecture saura sûrement encourager les femmes à s’engager en politique car vous êtes une femme des plus inspirantes !

 
Lucie Brault, agente de développement
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Vous désirez vous présenter aux élections municipales de 2013? Voici des outils qui pourront vous être utiles si vous voulez participer à notre programme de mentorat:

Des informations sur le programme de mentorat

Une fiche d'inscription

La liste des mentorEs

Entente mutuelle et journal de bord

Voici également un outil extrêmement utile pour les candidates:
Le Parcours de la candidate

Voyez nos bulletins du Réseau de solidarité municipales de 2012-2013

En décembre, deux politiques d'égalité adoptées au Kamouraska

Saint-Fabien, le 14 décembre 2012. À la séance du Conseil du 4 décembre dernier, la municipalité de Saint-Bruno-de-Kamouraska a adopté  une politique d’égalité qui vient reconnaître officiellement la préoccupation de la municipalité à viser l’égalité hommes-femmes dans sa gouvernance et son offre de services.

Un comité de travail très dynamique mis en place par l’agent de développement, M. Vincent Bouchard s’est prévalu du soutien  d’une agente de développement de la Table de concertation des groupes de femmes du BSL pour mener à bien la démarche et ainsi cerner les pistes d’action à privilégier. Le plan d’action comporte trois objectifs à atteindre : réunir les conditions gagnantes au maintien et à l’amélioration de la qualité de vie de la collectivité en favorisant l’installation de services de proximité qui ne sont pas présents sur le territoire; favoriser la participation citoyenne de toutes et de tous dans les activités et les évènements; prendre des mesures pour connaître et répondre aux besoins différenciés des femmes et des hommes. M. le maire Roger Lavoie, entend bien faire la promotion de la politique auprès de la population.

D’autre part, le 12 décembre dernier, le conseil de la MRC de Kamouraska a été le 3 ème du Bas-St-Laurent à adopter une politique d’égalité. La mairesse de Rivière-Ouelle, madame Élizabeth Hudon a déclaré que la MRC se sent concernée par la question de l’égalité et a déjà entrepris plusieurs actions en ce sens. La politique d’égalité vient confirmer cette préoccupation et affirmer la volonté de la MRC à poursuivre sur sa lancée. La MRC entend assumer un leadership dans son milieu pour promouvoir une culture de l’égalité sur l’ensemble de son territoire. Le plan d’action prévoit que 4 municipalités auront adopté leur propre politique d’égalité. La Ville de St-Pascal a déjà la sienne depuis mars 2012 et le maire, M. Rénald Bernier a affirmé que plusieurs mesures du plan d’action ont déjà été introduites et font une différence. >Félicitations à la municipalité de St-Bruno-de-Kamouraska et à la MRC de Kamouraska pour leur initiative portant à 17 le nombre de politiques d’égalité adoptées à ce jour au Bas-St-Laurent.

Lucie Brault, agente de développement
Table de concertation des groupes de femmes du BSL
Lucie.brault@femmes-bsl.qc.ca   418 869-3357

La municipalité de Padoue: première à adopter une politique d’égalité dans La Mitis

Saint-Fabien, le 8 juin 2012. Mardi soir le 5 juin dernier, lors de sa séance régulière, c’était au tour de la municipalité de Padoue d’adopter sa politique d’égalité et le plan d’action qui l’accompagne.

Padoue devient ainsi la dixième municipalité du BSL à adopter une politique d’égalité et la première dans la MRC de La Mitis. Cette adoption vient reconnaître officiellement la préoccupation de la municipalité à viser l’égalité homme-femme dans sa gouvernance et son offre de services.

Par la même occasion le conseil municipal a adopté la Charte des valeurs pour des municipalités équitables proposée par la Table de concertation des groupes de femmes du BSL comme l’ont fait près de 70 municipalités et MRC de la région depuis 2007.

Le conseil municipal a d’abord été rencontré par une agente de développement de la Table de concertation des groupes de femmes du BSL afin de s’approprier la démarche, suite à quoi un comité de travail formé de 5 personnes s’est rencontré à deux reprises pour cerner les objectifs à atteindre et les pistes d’action à privilégier.

C’est la conseillère Clémence Lavoie qui a été nommée responsable de la politique d’égalité de Padoue.

L’adoption d’une politique d’égalité dans une municipalité vise à établir les balises concrètes qui permettront de préserver les acquis et de progresser encore davantage vers l’égalité.

Félicitations à la municipalité de Padoue, chef de file dans La Mitis !

Lucie Brault

St-Pascal, première à adopter une politique d’égalité au Kamouraska

 Depuis le 12 mars, la ville de St-Pascal fait partie des huit municipalités du BSL qui ont adopté une politique d’égalité depuis novembre dernier. C’est le comité Femmes et Ville, un sous-comité de St-Pascal Ville en santé qui a travaillé à sa mise en œuvre avec le support de la Table de concertation des groupes de femmes du BSL et du centre-femmes La Passerelle du Kamouraska.

Nouvelle conseillère de St-Pascal, madame Isabelle Chouinard a été assermentée ce même soir. Sa toute première proposition au sein du conseil a donc été l’adoption de la politique d’égalité. Madame Chouinard reconnaît que c’est surtout sa participation au comité Femmes et Ville qui lui a donné l’élan nécessaire pour se présenter comme conseillère. Elle souhaitait alors que le siège laissé vacant par Simon Laboissonnière soit comblé par une personne de la même tranche d'âge. De plus, sa présence à la table du conseil assurerait la parité homme/femme. Et bien, c’est fait ! Une première application concrète de la politique d’égalité !

Les municipalités peuvent jouer un rôle important dans divers champs d’action ayant un impact sur l’égalité entre les femmes et les hommes, tels que la participation des femmes aux instances dirigeantes, la promotion de mesures de conciliation travail-famille ainsi que l’intégration et le maintien des femmes dans des emplois à prédominance masculine.

L’adoption d’une politique d’égalité vient reconnaître officiellement l’engagement de la municipalité à se donner les moyens de favoriser l’atteinte d’une égalité réelle (mêmes droits, mêmes responsabilités, mêmes possibilités) entre les hommes et les femmes de sa communauté.   Le plan d’action qui est associé à cette politique d’égalité a permis d’asseoir concrètement quelques actions à poser prochainement dans le but d’atteindre une plus grande équité dans le développement de la collectivité.

Félicitations à la ville de Saint-Pascal, pionnière au Kamouraska !


Une politique d’égalité adoptée à St-Louis-du-Ha! Ha!

À la séance du conseil du 5 mars, la municipalité de St-Louis-du-Ha! Ha! a adopté à l’unanimité sa toute nouvelle politique d’égalité. « C’est encore un petit pas en avant pour notre municipalité » a déclaré la mairesse Louiselle Ouellet. Quatre membres du comité de travail ont tenu à assister à la séance qui clôturait de belle façon la démarche commencée en novembre dernier avec le support de la Table de concertation des groupes de femmes du BSL.  

Madame Ouellet fait remarquer que ce n’est pas un hasard si la politique d’égalité a été adoptée durant la semaine du 8 mars où on célèbre la Journée internationale des femmes. L’adoption d’une politique d’égalité dans une municipalité vise à établir les balises concrètes qui permettront de préserver les acquis et de progresser encore davantage vers l’égalité.

Cette adoption vient reconnaître officiellement l’engagement de la municipalité à se donner les moyens de favoriser l’atteinte d’une égalité réelle (mêmes droits, mêmes responsabilités, mêmes possibilités) entre les hommes et les femmes de sa communauté. Le plan d’action qui est associé à cette politique d’égalité a permis d’asseoir concrètement quelques actions à poser prochainement dans le but d’atteindre une plus grande équité dans le développement de la collectivité.

Sept politiques d’égalité ont été adoptées au Bas-Saint-Laurent depuis l’automne dernier, faisant de la région une pionnière en la matière.

Félicitations à Saint-Louis-du-Ha! Ha! qui rejoint les municipalités où l’égalité représente une valeur sûre pour le mieux-être de toute la communauté.

Lucie Brault, agente de développement, Table de concertation des groupes de femmes du BSL


La ville de Trois-Pistoles adopte sa politique d’égalité

 Saint-Fabien, le 16 février 2012. L’adoption d’une politique d’égalité dans une municipalité vise à établir les balises concrètes qui permettront de préserver les acquis et de progresser davantage vers l’égalité.  C’est une façon de reconnaître qu’il faut aider le changement à se produire et de témoigner de notre volonté d’y parvenir. C’est ce à quoi le conseil municipal de Trois-Pistoles s’est engagé lors de sa séance régulière du 13 février dernier, emboîtant le pas à la Conférence régionale des éluEs, et à cinq autres municipalités du Bas-Saint-Laurent.

M. Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles, avait d’ailleurs manifesté sa ferme intention d’entreprendre la démarche lorsque la MRC des Basques avait adopté la sienne le 23 novembre dernier. Cette adoption vient reconnaître officiellement la préoccupation de la ville d’instaurer une culture de l’égalité sur son territoire.

Rappelons qu’en  2005, Trois-Pistoles a été la première municipalité du BSL à se doter d’un comité consultatif Femmes et Ville qui a servi de modèle aux autres comités ayant vu le jour au BSL et même ailleurs dans la province. En 2007, la ville de Trois-Pistoles a été l’une des premières municipalités à adhérer à la Charte des valeurs pour des municipalités équitables qui compte maintenant près de 70 adhésions au BSL. Trois-Pistoles a également remporté le Prix Municipalité équitable lors de sa première édition  en avril 2008. Une politique d’égalité reposant sur le principe suivant : que notre vision du développement se base sur l’atteinte d’une plus grande égalité entre les hommes et les femmes y trouve donc sa place.

Le plan d’action associé à cette politique d’égalité a permis d’asseoir concrètement quelques actions à poser prochainement dans le but d’atteindre une plus grande équité dans le développement de leur collectivité. Nul doute que les retombées se feront sentir sous peu !

Félicitations à la ville de Trois-Pistoles, pour ce pas de plus vers l’égalité et l’équité !

 

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Lucie Brault, agente de développement                              



Adoption d’une politique d’égalité dans trois nouvelles municipalités du Bas-Saint-Laurent

 

Saint-Fabien, le 9 février 2012. Le  6 février dernier, lors de leur séance régulière respective, les municipalités de Saint-Anaclet-de-Lessard et de Sainte-Marguerite-Marie, de même que la ville de Pohénégamook se sont dotées d’une politique favorisant l’atteinte de l’égalité (mêmes droits, mêmes responsabilités, mêmes possibilités) entre les hommes et les femmes de leur communauté.

 Le plan d’action associé à cette politique d’égalité leur a permis de cibler quelques actions concrètes à poser pour l’atteinte d’une plus grande équité dans le développement de leur collectivité.

 Saint-Anaclet-de-Lessard

Première municipalité de la MRC Rimouski-Neigette à se doter d’une politique d’égalité, Saint-Anaclet a adopté par la même occasion la Charte des valeurs pour des municipalités équitables,  se joignant ainsi à plus de 65 municipalités et MRC du BSL.

 Sainte-Marguerite-Marie

Sainte-Marguerite-Marie emboîte le pas à Sayabec, devenant ainsi la deuxième municipalité de la MRC de La Matapédia à s’engager concrètement pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait dans toutes les sphères de développement d’une collectivité. À preuve que les actions mises en place  ne se mesurent pas à la taille de la municipalité !

 Pohénégamook

Première municipalité du Témiscouata à inclure dans sa vision du développement l’atteinte d’une plus grande égalité entre les hommes et les femmes, Pohénégamook prouve une fois de plus son dynamisme innovateur.

 Bravo à ces trois municipalités pour une initiative dont toute leur communauté bénéficiera !

Lucie Brault, agente de développement                              

 


Élections municipales 2009 au BSL
statistiques

Aux municipales de 2009 au Bas Saint-Laurent, 12 mairesses (40% des 30 candidates) et 155 conseillères (51,3$ des 302 candidates) ont été élues par acclamation à la fin de la période de mise en candidature.
Sur un total de candidatures à peu près égal aux élections de 2005, on retrouve 8 candidates à la mairie et 39 candidates conseillères de plus, soit 47 femmes de plus en 2009. Ce qui représente une augmentation de 4,2% des candidatures féminines.
On peut donc affirmer que les efforts déployés depuis plusieurs années ont porté fruit: les femmes ont répondu à l'appel du municipal.

Année total
candidatures
femmes hommes % femmes
2005 1048 285 (22 à la mairie) 763 (141 à la mairie) 27,2%
2009 1059 332 (30 à la mairie) 727 (134 à la mairie) 31,4%
évolution + 11 + 47 (+8) - 36 (-7) + 4,2%











Le total des éluEs sans opposition à la mairie est resté sensiblement le même en 2009 (66/113) qu'en 2005 (67/115). C'est donc plus de la moitié des municipalités qui n'ont pas à se prononcer pour élire leur maire ou leur mairesse. L'intérêt de l'électorat pour la campagne et le vote est sans doute diminué par cette situation.

Le nombre de conseils entièrement élus sans opposition a presque diminué de moitié par rapport à 2005, passant de 41 à 21, ce qui est excellent pour l'exercice de la démocratie. La population est plus à même d'exercer un choix puisqu'un plus grand nombre de sièges sont en élection.

Le taux de participation du BSL aux élections municipales de 2009 était de 53% comparativement à 45% au niveau du Québec. Le BSL se retrouve donc au cinquième rang sur 17 régions.

38,9% (7/18) des candidates à la mairie et 42,9% (63/147) des candidates conseillères ont été élues le jour du scrutin, le 1er novembre. On peut constater qu'il y a plus de candidates (mairesses ou conseillères) qui sont élues par acclamation que de candidates élues le jour du scrutin. De même, en 2009, on remarque qu'il y a davantage de nouvelles élues que d'élues sortantes, 55% des conseillères et 58% des mairesses sont des nouvelles venues.

BSL mairesse par acc élue nouvelle sortante conseillère par acc élue nouvelle sortante
Total 19 12 7 11 8 218 155 63 121 97


La région du BSL se retrouve au sixième rang du Québec avec 18% de mairesses et 33% de conseillères. Sur les 15 conseils entièrement composés d'hommes en 2005, il en reste tout de même 8 après les élections de 2009. Dans plusieurs cas, des femmes étaient en liste...

La Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent constate avec satisfaction une augmentation de 4,2% du nombre des femmes élues sur les conseils municipaux du BSL. 19 mairesses et 218 conseillères ont gagné leur pari, ce qui représente 30,9% de femmes élues dans nos municipalités, soit le cinquième rang au niveau du Québec.

Et pour couronner le tout, la MRC de La Matapédia a élu une première femme au poste de préfet au BSL: madame Chantale Lavoie.

Année mairesses % conseillères % préfète % Total femmes %
2005 18/115 15,7% 200/700 28,6% 0/8 0% 218/815 26,7%
2009 19/109 17,4% 218/660 33% 1/8 12,5% 237/769 30,9%
évolution   +1,7%   +4,4%   +12,5%   +4,2%


Répartition des mairesses et des conseillères selon les MRC du BSL

MRC mairesses % conseillères % Total % femmes
Kamouraska 1 6,3% 35 35,7%    
Rivière-du-Loup 1 7,7% 19 26%    
Les Basques 2 20% 23 39,7%    
Témiscouata 4 23,5% 37 35,2%    
Rimouski-Neigette 2 22,2% 14 24,1%    
La Mitis 3 18,8% 30 31,3%    
Matane 2 20% 21 32,3%    
La Matapédia 4 22,2% 39 36,4%    
Total BSL 19/109 17,4% 218/660 33% 237/769 30,9%


15 conseils du BSL sont majoritairement féminins (4 femmes ou plus), dont 5 se retrouvent dans la MRC de La Matapédia.

La Commission jeunesse a répertorié près de 90 jeunes éluEs de 35 ans et moins. Il y en avait 109 en 2005. La diminution peut s'expliquer par le fait que plusieurs jeunes de 2005 ont maintenant plus de 35 ans. S'ils ont été réélus, ils ne sont plus comptabilisés comme des jeunes. On compte 4 jeunes maires et 4 jeunes mairesses. une trentaine de conseillères et une quarantaine de conseillers complètent le tableau.

Préparé par Lucie Brault, agente de développement


Saint-Fabien, 31 mai 2010 - Le 22 avril 2010, se tenait à Rivière-du-Loup le 4e rassemblement du Réseau de solidarité municipale du Bas Saint-Laurent, sous le thème Pour une égalité 100% équitable. Ce rassemblement organisé par la Table de concertation des groupes de femmes BSL se voulait un moment privilégié pour se donner un espace de discussion et de réflexion sur les moyens de concrétiser l'égalité et l'équité au sein des municipalités. Le message véhiculé tout au long de la journée démontrait toute l'importance de maintenir le cap vers des municipalités plus équitables.

Soixante cinq personnes sont venues de toutes les MRC du Bas-Saint-Laurent pour s'outiller et participer à ce moment de ressourcement, d'entraide et de réseautage. Selon les commentaires des participantEs, le Rassemblement a été particulièrement intéressant et stimulant. L'humour de l'animatrice et la pertinence des débats, de la conférence de Michèle Asselin et des ateliers offerts ont su captiver l'auditoire. Plusieurs ont dit souhaiter renouveler l'expérience l'an prochain.

La réalisation de ce Rassemblement a été rendue possible grâce à la contribution financière de la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent, du Secrétariat à la condition féminine du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine dans le cadre d'une entente spécifique en matière d'égalité entre les hommes et les femmes et du programme À égalité pour décider ainsi que le Programme promotion de la femme de Condition féminine Canada. Le Groupe femmes, politique et démocratie de Québec a également contribué en offrant gracieusement trois ateliers.

L'adoption d'une politique d'égalité par la Conférence régionale des éluEs du BSL, annoncée en primeur lors de l’événement, illustre à quel point notre région se démarque à ce chapitre. Dans l'année qui vient, les municipalités et d'autres partenaires seront invités à lui emboîter le pas. Le modèle de politique d'égalité élaboré lors d'un atelier du rassemblement sera soumis aux 8 MRC du BSL et possiblement aux CLD et SADC pour tenter d'obtenir leur adhésion ou leur collaboration pour l'adopter ou la faire reconnaître.

Nous espérons qu'au 5e rendez-vous du Réseau de solidarité municipale, en avril 2011, vous serez nombreux et nombreuses pour célébrer les acquis et tendre la main à d'autres partenaires du monde municipal.

Les Actes de ce rassemblement sont maintenant disponibles ici.

Source et information: Lucie Brault, 418 869-3357

Colloque Le Municipal dans tous ses états

Le 24 avril 2009, se tenait à Rivière-du-Loup, le 3e rassemblement annuel du Réseau de solidarité municipale du Bas Saint-Laurent. Quatre-vingt-dix (90) personnes sont venues de toutes les MRC du Bas Saint-Laurent pour participer à la table ronde, aux ateliers, à la pièce de théâtre et à la remise du Prix Municipalité équitable. Pour en savoir plus, consultez les actes du colloque.

Colloque Pour réaliser l'équité

Le 24 avril 2008, se tenait à Rimouski dans le cadre du projet À Égalité pour décider, le colloque Pour réaliser l'équité, du Réseau de solidarité municipale du Bas Saint-Laurent. Cinquante cinq personnes (55) venues de toutes les MRC du Bas Saint-Laurent ont participé aux allocutions, ateliers et à la conférence lors du souper. Pour en savoir plus, consultez les actes du colloque.

Prix  Municipalité équitable

Dans le Bas-Saint-Laurent, les municipalités et les MRC s'impliquent de plus en plus pour faire progresser la cause de l'égalité entre les femmes et les hommes et  de l'équité dans leur milieu.

Pour rendre hommage aux municipalités et MRC qui, par leurs pratiques, contribuent davantage à mettre en place des valeurs égalitaires, la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent a institué le Prix Municipalité équitable qui sera décerné annuellement. Ce prix soulignera publiquement les initiatives municipales qui visent à accroître la participation des femmes et des jeunes à la vie collective et la prise en compte de leurs besoins et intérêts.

Catégories

Les candidatures proposées doivent présenter des réalisations qui répondent à au moins un objectif de la catégorie dans laquelle elles sont présentées. Les actions réalisées peuvent toucher les instances politiques, administratives ou participatives.

Pour la catégorie femmes :
Sera considérée :
  • Toute action qui vise à accroître la représentation et la participation des femmes dans la prise de décision (comité consultatif en condition féminine, parité femmes/hommes dans les comités, soutien aux candidatures féminines, féminisation des textes, etc.).
  • Toute action qui permet de prendre en compte les besoins spécifiques des femmes dans la communauté (cueillette de données ventilées selon les sexes, adoption d'une charte ou d'une entente de collaboration avec le Centre de femmes, mise en place de services touchant la sécurité des femmes,  etc.)
Pour la catégorie jeunes :
Sera considérée :
  • Toute action qui vise à encourager la participation des jeunes dans la prise de décision (Table jeunes ou comité consultatif, présence de jeunes au conseil municipal ou dans les comités, formation, soutien aux candidatEs de moins de 35 ans, etc.)
  • Toute action qui permet de prendre en considération les besoins et intérêts spécifiques des jeunes (conciliation travail/études/famille, offres de services adaptés à cette tranche d'âge, etc.)
Jury de sélection

Le jury de sélection sera constitué de personnes provenant des organismes suivants:

  • Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent
  • Conseil du statut de la femme
  • Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent
  • Table de concertation des groupes de femmes du BSL
Trois-Pistoles: Ville équitable 2008

Jeudi le 24 avril 2008, dans le cadre du colloque Pour réaliser l'équité, La Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent décernait le Prix municipalité équitable 2008 à la ville de Trois-Pistoles. On se rappellera que ce concours s'adressait à toutes les municipalités et MRC du BSL et voulait souligner publiquement les initiatives municipales qui visent à accroître la participation des femmes et des jeunes à la vie collective.

 Trois-Pistoles s'est mérité le prix grâce à son implication dans la mise sur pied du comité consultatif Femmes et Ville, en septembre 2005.

Ce comité dont le mandat est de voir au mieux-être des femmes de leur territoire, est une véritable école pour les femmes qui veulent s'impliquer en politique. En plus d'initier les femmes à la politique municipale, il permet d'amener à l'agenda du conseil municipal, plusieurs préoccupations ou réalités des femmes, en particulier au chapitre de l'environnement, de la sécurité et de la reconnaissance de la contribution des femmes dans la communauté.

La Table de concertation tient aussi à féliciter les autres finalistes du concours, Saint-Fabien, Saint-Athanase et Sayabec, qui ont su également à leur façon relever le défi de l'équité.

Souhaitons que cette première édition du Prix municipalité équitable saura encourager les municipalités à poser des actions pour faire progresser la cause de l'égalité et de l'équité dans leur milieu et à se préparer pour l'édition 2009.



La Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent, ainsi que les Centres de femmes de la région travaillent depuis plusieurs années à promouvoir la place des femmes dans les instances décisionnelles ainsi que la prise en compte des besoins et intérêts de celles-ci dans le développement local et régional.  Alors que les Centres de femmes se concentrent sur des activités locales (voir Projets locaux), les travailleuses de la Table travaillent à l'élaboration d'outils ou de formations applicables à la problématique de l'ensemble du territoire. (Voir formations et outils)

  • Réseau de solidarité municipale
Depuis quelques années déjà, l'idée d'un réseau d'élues municipales est proposée lors de journées de réflexion locales et régionale.

Elle a aussi été proposée en 2005 au colloque Femmes et pouvoir municipal organisé par la TCGFBSL. Comme c’était une année d’élections et qu’en plus, c’était une première au Québec où toutes les municipalités étaient simultanément en élections, la Table de concertation et les centres de femmes du BSL, ont  mis beaucoup d’efforts pour préparer et inciter les femmes à se présenter comme candidates. Toute l’année, des formations ont été données, des activités d’information et de promotion ont été réalisées, tant au niveau local que régional et national.

Malgré  tous les efforts menés, le bilan des élections de novembre 2005 démontre que  les conseils municipaux demeurent désespérément masculins. Si on peut se réjouir d’une légère progression du nombre de mairesses (17 au lieu de 16), le nombre de conseillères a, quant à lui, diminué à peu près partout (28% au lieu de 30%). De plus, le municipal est le palier politique où les femmes sont le moins présentes.

Pourtant c’est un lieu politique très accessible, proche de nous et où se prennent bien des décisions concernant notre qualité de vie et celle de nos familles. On y parle de politique familiale, culturelle, d’environnement, de qualité de vie, de santé. Autant de sujets qui intéressent les femmes et qui prennent de l’importance au fur et à mesure de la présence accrue des femmes.

Alors pourquoi les femmes boudent-elles la politique municipale? Quand on les questionne là-dessus elle nous parlent du manque de temps, d’argent, de confiance ou de compétences, mais on remarque surtout que les femmes ne sont pas très à l’aise avec la culture de l’affrontement, de l’autorité, si souvent présente dans les lieux de pouvoir.  Dans leur culture les femmes ont moins le culte du « chef » et cherche davantage la coopération. C’est un peu pourquoi elles hésitent à se lancer et souvent, celles qui osent faire le pas, quittent après un premier mandat et même avant la fin de leur mandat.

Il semble donc de plus en plus évident qu’il faut user de stratégie si on veut modifier cette culture et parvenir à un monde plus démocratique où les femmes participent également aux décisions avec les hommes.

Lors du colloque Femmes et pouvoir municipal, plusieurs pistes ont été proposées, dont des comités femmes et ville, de la formation à la citoyenneté, du marrainage, du réseautage. On a aussi proposé la mise sur pied d’un réseau d’élues municipales, pour soutenir celles qui ont le courage de se présenter comme candidate et d’assumer les responsabilités de mairesse ou conseillère.

L’idée n’est pas nouvelle. Il existe déjà un tel réseau en Montérégie. C’est un lieu de formation et de ressourcement. C’est aussi l’occasion de mettre en valeur leurs réalisations et de créer une émulation qui stimule leur motivation. Les nouvelles élues peuvent y trouver les conseils de femmes d’expériences et les plus anciennes, des nouvelles façon de faire. Mais c’est surtout un bon moment de solidarité féminine.

Alors, c’est dans la perspective de créer un tel réseau que la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent a fait une tournée des MRC et mis sur pied un comité organisateur.  Mais il semblerait que l'idée de faire un réseau formel qui doit se réunir régulièrement n'ait pas eu la cote. En effet, les élues sont extrêmement occupées et dispose de peu de temps pour des rencontres.

Afin de nous assurer de répondre adéquatement à leurs besoins, nous avons distribué à toutes les élues municipales du Bas-Saint-Laurent un sondage (PDF, 30k) pour vérifier le type de support qui leur serait le plus profitable dans l'exercice de leur fonction.  65 d'entre elles ont répondu au sondage.

Les résultats tournent en grande partie autour de deux aspects, soit:

Un meilleur accès aux informations:
57% - informations sur les réalisations des autres municipalités;
46% - accès à des documents de réflexion sur différents dossiers municipaux;
43% - bulletin d'information périodique.                    

Des occasions d'échanges entre élues:
45% - échanges avec les autres élues de la MRC;
40% - échanges avec les élues municipales du Bas-Saint-Laurent.

C'est à la lumière de ces résultats qu'est né le Bulletin du Réseau de solidarité municipale. Ce Bulletin est diffusé auprès d'environ 300 femmes impliquées sur tout le territoire du Bas-Saint-Laurent. Il est un outil d'information pour les femmes et leur permet d'échanger des adresses, de partager leurs réalisations et aussi de se faire connaître et reconnaître à travers différentes chroniques.

Pour répondre aux besoins d'échanger entre elles, nous avons pour objectif d'organiser une rencontre régionale à chaque année. La première rencontre a eu lieu à Rimouski le 26 avril 2007. Le colloque avait pour titre: Femmes engagées: valeurs partagées ! et donnait le coup d'envoi officiel au Réseau de solidarité municipale.

  •   Colloque Femmes engagées: valeurs partagées !
    Le Colloque régional Femmes engagées: valeurs partagées!, qui s'est tenu à Rimouski le 26 avril 2007 a réuni  près d'une quarantaine de femmes, dont une vingtaine d'élues municipales. Sous la présidence d'honneur d'un conseil de 7 femmes provenant de 7 MRC du Bas-Saint-Laurent, le Colloque avait pour objectif d'officialiser le Réseau de solidarité municipale par l'élaboration et l'adoption d'une charte de valeurs (PDF, 122K) à partager.
     
  • La Charte des valeurs pour des municipalités équitables (PDF, 39K) fait la promotion d'un développement multidimensionnel qui se veut égalitaire, diversifié, inclusif et démocratique. Il s'appuie sur six valeurs partagées par toutes les femmes présentes, soit la justice, le partage du pouvoir, la transparence, le respect des différences, la solidarité et la viabilité.Les femmes se sont engagées à promouvoir cette Charte dans leur municipalité et certaines le feront au niveau de leur MRC. Leur enthousiasme était palpable et elles souhaitent continuer à être soutenues et alimentées par la Table de concertation des groupes de femmes du BSL.
    La journée a été ressourçante pour toutes les personnes présentes et nous avons souligné la présence de 9 jeunes femmes qui sont très engagées dans leur communauté et qui nous permettent de croire qu'il y aura de la relève féminine.

    Souhaitons longue vie au Réseau de solidarité municipale du BSL et à cette Charte des valeurs qui gagnera à être adoptée par le plus d'instances possibles, qu'elles soient locales ou régionales.

     
Tous droits réservés © Table de concertation des groupes de femmes du Bas St-Laurent 2007